Démence sénile

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Qu'est-ce que c'est ?

La démence sénile est l'un des symptômes caractéristiques de la maladie d'Alzheimer et d'autres affections neurodégénératives.

Comme son nom l'indique, elle touche les personnes âgées.

Bon à savoir : aujourd’hui, dans le monde, 55 millions de personnes sont atteintes de démence. Elles seront 78 millions en 2030, puis 139 millions en 2050, d’après l'Organisation mondiale de la santé (source : OMS, 2 septembre 2021).

Démence sénile : à ne pas confondre avec la folie

La démence, aussi appelée syndrome démentiel, est un terme médical qui désigne la détérioration progressive des fonctions cognitives.

Ce n'est donc pas un synonyme de « folie » mais plutôt un ensemble précis de symptômes résultant d'une atteinte du cerveau.

La démence sénile est nommée ainsi car elle est liée au vieillissement et touche les personnes âgées.

Les principales fonctions touchées par le syndrome démentiel sont :

  • la mémoire et le raisonnement ;
  • le langage ;
  • la capacité à se repérer dans le temps et l'espace ;
  • les fonctions d'anticipation et de planification des tâches ;
  • les capacités gestuelles ;
  • la capacité à reconnaître les personnes et les objets.

Démence sénile : diagnostic possible d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est à l'origine d'environ 70 % des syndromes de démence sénile.

Plusieurs types de démences

Il existe de nombreuses formes de démences, correspondant à des mécanismes pathologiques variés.

La maladie d'Alzheimer est la cause principale de démence, puisqu'elle représente environ 70 % des syndromes démentiels.

Cependant, d'autres maladies, souvent appelées « maladies apparentées de la maladie d'Alzheimer », peuvent entraîner un syndrome démentiel. Les principales sont :

Diagnostic de ces démences

Il est souvent difficile de distinguer ces différentes maladies sur la seule base des symptômes. C'est pourquoi des tests neurologiques sont nécessaires pour poser le diagnostic.

À noter qu'un nouvel outil de diagnostic permettant le suivi des performances cognitives chez les adultes, le QuoCo (pour quotient cognitif), pourrait aider à identifier les personnes qui sont en voie de développer la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence. Concrètement, le QuoCo présente un graphique, semblable aux courbes de croissance, basé sur l’âge, le niveau d’études et le score au mini-examen de l’état mental (Mini-Mentale State Examination).

Par ailleurs, chez les plus de 60 ans, les lésions de la substance blanche visibles à l'IRM sont aussi associées au risque de troubles cognitifs, de décès et de démence.

Prévention de la démence sénile

Si on peut détecter suffisamment tôt les personnes les plus susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence, on peut intervenir précocement en faisant en sorte d'améliorer son hygiène de vie.

En effet, avoir une bonne hygiène de vie pour prendre soin de son cœur et de ses artères (c'est-à-dire ne pas fumer, avoir une activité physique régulière – même pratiquer quotidiennement des tâches ménagères banales – bien s'alimenter, etc.) permet aussi de préserver son cerveau. En cas d'hypertension malgré une hygiène de vie correcte, un traitement antihypertenseur peut être indiqué avec des résultats sur le déclin cognitif statistiquement significatifs et une réduction du risque de démence.

En moyenne, le niveau de risque de démence est abaissé de 40 % chez les personnes ayant la meilleure santé cardiovasculaire (comparativement à ceux ayant la moins bonne).

Inversement, les personnes âgées souffrant de diabète auraient un risque de démence multiplié par deux.

Bon à savoir : des ADN bactériens en provenance des poches parodontales (poches contenant des bactéries et accolées à la dent en cas de parodontie débutante) ont pu être retrouvés dans le cerveau de malades décédés de démence. Donc, traiter les maladies parodontales en amont pourrait potentiellement éviter certaines de ces dégénérescences cognitives.

Il est intéressant de noter que le champignon « crinière de lion » (Hericium erinaceus de son nom latin) est capable de stimuler la synthèse du facteur de croissance nerveuse (NGF), une protéine dont la défaillance est associée à la maladie d’Alzheimer et à la démence sénile. De par sa richesse en polysaccharides, la crinière de lion exerce une action neuro-protectrice et neuro-régénératrice en cas de lésions neuronales mais aussi en cas de symptômes de ­démence chez les personnes souffrant de troubles cognitifs généraux.

Source :Neuroregenerative potential of lion's mane mushroom, Hericium erinaceus (Bull.: Fr.) Pers. (higher Basidiomycetes), in the treatment of peripheral nerve injury (review)

Évolution de la démence sénile

Les démences séniles, dont la maladie d'Alzheimer, sont pour la grande majorité des maladies incurables et progressives.

Les troubles cognitifs s'aggravent peu à peu et d'autres symptômes apparaissent.

Des troubles du comportement et de la personnalité, une incontinence, une incapacité à effectuer les tâches quotidiennes (toilette, habillage, alimentation) surviennent le plus souvent dans les années qui suivent le début de la maladie.

Cette perte d'autonomie est difficile à gérer pour les proches qui peuvent se faire aider notamment par des associations.

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